Bangkok


 
Je prends mon petit-déjeuner à l'aéroport de Bangkok. Il est cinq heures de l'après-midi. Je crois que j'ai dormi. Les couloirs sont éclairés au néon sont parcourus de jeunes filles frêles, fragiles et fines comme des caravelles toutes prêtes à partir.

Si elles ne sont pas véritables, c'est que ce sont des silhouettes de carton en uniforme bleu qui nous invitent à entrer ici, à tourner là, à suivre le flux de ce monde grouillant. On ne voit pas d'ici le ciel griffé par les fumées et le cri des avions. Énormes. Bruyants. Étrangers où qu'ils soient, sinon habitants du ciel posés pour un instant sur notre territoire de glaise et de goudron. La seule image de la nature vient de la télévision. La nature en boîte est la plus supportable, elle mérite l'admiration. Et le bar où je prends une tasse

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