Caen (France), printemps


Caen a une vielle maison d'arrêt. Une enceinte en pierres usées jaunes parcourue de barbelés encercle d'anciens bâtiments gris de 1899. Derrière des fenêtres pourries, les hommes mal rasés portent le survêtement sport et crient leur prénom vers la cour.
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Je jouerai mon spectacle dans le parloir. Il faut pour cela passer trois portiques : celui de la grande entrée bleue, celui du bâtiment gris en haut de l'escalier et celui du parloir-même. Cette pièce est modeste, le plafond n'est pas haut, et y trône un grand bureau de surveillant en aggloméré blanc avec ordinateur et téléphone, caméra, walkie-talkie et papiers importants tels listes de présence, règlements intérieurs et dessins que les enfants ont laissé la dernière fois. Seules les vieilles prisons ont encore le charme humain des châteaux ou des mai

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