Pucara (Equateur), ciel dégagé


Où l'on goûte le vide du ciel, puisque ici la terre est pleine. La voiture roule. Victor conduit. Maria nous guide. La voiture roule trois heures durant. Sur l'autoroute, d'abord, puis sur une route secondaire. Enfin, la voiture roule sur un chemin de cailloux deux autres heures encore.
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Tout espace est ici pris. Chaque centimètre carré est utile. Utile ou utilisé. Palmiers, cactus, sapins, forêt d'eucalyptus, vaches liées à la peau matte, chevaux dans leurs prairies d'argent, porcs en débandade, bougainvilliers, oranges suspendues, figuiers en fleurs, flamboyants en flammes, tout déborde, tout sourit, cochons qui cuisent sur le trottoir, la broche passant tout le corps, parfois tournant comme une hélice au-dessus du charbon brûlant, bananes et cannes à sucre, le paysage partout est plein, serré, serré, condensé, brut, tuyaux d'irrigation, troncs, camions, bidons, et la fumée qui nous entoure quand l'autobus qui nous pré

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