Léviathan


Le hall d'accueil de la Banque est chargé d'un mobilier massif de chêne et d'acier, pesant sur un épais carrelage de marbre noir. Il repose sur d'épaisses fondations de béton armé, qui surplombent quelques pièces aveugles, elles-même appuyées sur une structure souterraine blindée, plongée dans le noir.
______________________________

Pour parvenir en son coeur, il faudrait passer par des sas codés hérrissés de verrous, des herses aux épaisses serrures, des portes sécurisées surmontés d'yeux noirs et attentifs, couler le long de corridors pressurisés, traverser la salle des coffres dans sa mate quiétude d'outre-tombe, et là, parvenir au pivot de la crypte, le Coffre du Léviathan, au creux duquel gronde une ombre sourde. La clef est perdue. Plus personne n'y entre. Quelque chose, pourtant, en sort. Parfois, par le mince filet d'air qui remonte le long du tuyau d'aération vicié, au travers de mille grilles scellées, jusqu'à l'air

La lecture des articles est réservée aux détenteurs d'un compte gratuit.

Vous êtes inscrit(e) ?
Identifiez-vous !


Pas encore inscrit(e) ?
Rejoignez-nous !


Vous devez être inscrit sur le site pour lire les articles.
Créez un compte gratuitement selon votre statut ci-dessous :

artsdelascene, en respect de ses valeurs, utilise des cookies uniquement à des fins statistiques et non publicitaires.