Faucon de feu


En chandelle, poussant sur les pédales, je laisse l'église à ma gauche en grillant le stop d'une courbe parfaite et je me glisse à toute allure dans la pente, laissant l'avenue de Tivoli pour descendre droit vers le centre d'Aurillac. La descente est longue, je connais mon vélo, et je me sens merveilleusement bien.
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Calé sur ma selle je fends la douceur de l'air, ouvrant les bras comme si j'embrassais la ville entière. Putain que c'est bon d'être vivant ! Gémini, qui se tenait à mon oreille des deux mains, pousse un cri de triomphe en descendant par le col de mon blouson de cuir, et fouraillant de ses petites pattes, parvient à se glisser dans la poche de ma chemise. "Vas-y, hurle-t-il tout excité, plus de Code de la route, Aurillac est à nous ! ! ! " J'ai de la chance qu'en bas le feu soit vert, parce que ce vieux grognard m'aurait houspillé si j'avais eu la prudence de m'arrêter.

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